Un contrat à durée déterminée ne se renouvelle pas automatiquement. L'employeur doit respecter un cadre précis : motif de recours valable, durée cumulée plafonnée et, le plus souvent, une clause de renouvellement expressément prévue dans le contrat initial ou un avenant antérieur.
En pratique, beaucoup de salariés nous consultent lorsque la date de fin approche et que l'employeur propose un renouvellement oral ou tardif. Or le délai de prévenance — quinze jours pour un CDD d'au moins six mois — impose une information écrite dans des délais serrés. Un courrier reçu la veille de l'échéance ouvre souvent un débat sur le respect de cette obligation.
Le nombre de renouvellements est également encadré. Pour un CDD classique, deux renouvellements maximum sont en principe autorisés, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. Au-delà, le contrat devient un CDI de plein droit si le salarié saisit le conseil de prud'hommes dans les délais.
Avant d'accepter un avenant, vérifiez trois points : le motif de recours reste-t-il valable, la durée totale respecte-t-elle les plafonds, et le renouvellement est-il formalisé par écrit dans les délais légaux. Ces vérifications simples évitent des situations difficiles à régulariser ensuite.